13 mars 2007

Fierté de mourrir.

Je n’ai jamais aimé les journaux intimes. J’aime pas me courber pour écrire sur un pauvre bouquin destiné a resté au fin fond de mon armoire jusqu’à la fin de mes jours. J’ose espérer que d’ici là, j’aurais une armoire à moi, dans une maison à moi. Parce qu’au fond, j’aime raconter ma vie à de parfait inconnu. Quoi de mieux que de raconter sa vie à des personnes que vous ne verrez pratiquement jamais ? Qu’ils vous jugent ou non, ça ne change rien.

Ce matin, je me lève, du bon pied, il faut que je le précise. Et rien dans le ciel clair ni sur le sol encore humide qu’aujourd’hui j’allais passé une journée complètement partagée entre joie et peine. On s’engueule un peu à propos d’hier, rien de bien long. Le temps de pester un petit coup et c’était reparti. On accompagne Mamzelle à son oral de bac blanc, le nôtre étant prévu plus tard dans la journée. Stressée, elle s’en sort, comme toujours. La matinée passe, les oraux décalés, on mange puis c’est l’instant. Il s’en sort très mal apparemment. Je m’en tire plutôt pas mal pour un texte jamais étudié. Et là, je vais vous faire une chute sensationnel. C’est le drame. Pour je ne sais plus la énième fois, il me déçoit, il me fait mal, et perd dans cet élan ma confiance que j’avais eu tant de mal a lui redonner. Je m’effondre, j’oublis, je passe à autre chose. Grossière erreur. Dix minutes plus tard, il me déçoit à nouveau. Ce n’est plus un drame, juste la passage charnière : Plus de confiance, plus de promesse, plus d’espoir, plus d’engueulement. Je suis amorphe. J’ai plus la force de pardonner et de refaire confiance aveuglément.

Avec un léger ton comme sarcastique, elle se pose près de moi, et semble m’envoyer un « Bonjour Monsieur ». A croire que je ne suis qu’un pauvre type qui ne sait que donner confiance aveugle et pardonner comme on achète un pavé de bœuf avec un ticket à la boucherie. Trop. Je ne lui réponds pas, j’en ai plus envie. Je claque la porte. Et m’en vais.

Conclusion journalière, elle me dégoûte, elle m’insupporte. Je ne lui fais plus confiance et je souffre en silence. Au fond, je crois que je n’ai jamais réussi à lui pardonner entièrement…

Quoiqu’il en soit… Je crois que je t’aime plus qu’hier…

 

 

Crève l'abcès, l'absurde, l'absent
Crève l'infecte et l'indécent, crève l'injure

Posté par deathapple à 19:58 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Fierté de mourrir.

    1. mourir ne prend qu'un seul "r"
    2. tu n'es pas très clair entre les "il" et les "elle"... En gros, que doit-on retenir? Il t'a déçu, Elle t'écoeure, tu l'aimes encore plus. Mais qui? celui qui te deçois je suppose. C'est vraiment vague!

    Posté par Moi, 14 mars 2007 à 12:39 | | Répondre
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